Mes Cupcakes, Mes Craquettes... Et moi !

Un peu de cuisine, quelques tranches de vie...

10 février 2011

Mais tu n'as donc aucune ambition ??

Nan. Et je t'emmerde. Je sais, je suis vulgaire, mais franchement c'est tout ce qui me vient à l'esprit quand on s'adresse à moi sur ce ton condescendant. Comme dirait l'autre : "Y'a deux tons pour me parler et çuilà c'est pas le bon".

Je sais pas si t'as remarqué, mais dernièrement attaquer la MAF, c'est très à la mode. Si t'as pas remarqué, deux explications possibles :
1. Tu n'es pas MAF.
2. Tu vis dans un autre pays.
Si tu n'es pas MAF et qu'en plus tu vis dans un autre pays, tu peux disposer, j'te cause pu. (Oué, en plus d'être une pauvre MAF sans ambition, je suis envieuse. J'ai rien pour moi, hein ?)

J'en vois 2 ou 3 qui ont du mal à suivre, là. C'est le terme "MAF" qui vous pose souci ? Bien, commençons par le commencement, une MAF c'est quoi ?
C'est tout un poème concept.
C'est une nana qui a choisi (la plupart du temps en accord avec son compagnon, quoiqu'en pensent les gens qui se mêlent de ce qui ne les regarde pas) de ne pas travailler dans le but de s'occuper h24 de ses mouflets. Ouuh, c'est moche ça, ne pas travailler ??! "Mais rassure-moi, un jour tu comptes quand même te sortir les doigts et trouver un job ??" Si, j'te jure, parfois on entend ça. Alors on sait pas trop bien quoi dire, parce que là du coup, on est un peu humiliée keumême. On bredouille un petit "oui oui" pour couper court et on retourne à sa soupe au potiron ou à ses cupcakes.
Parce que oui, la Mère Au Foyer, souvent, elle aime bien cuisiner. Stà dire, ça occupe. Et honnêtement, y'a vachement plus chiant, comme occupation. Même si après tu peux carrément te faire caster pour C'est du Propre et passer quelques jours de rêve avec Danièle et Béatrice pour remettre ta cuisine d'aplomb. Hein ? T'es pas craspouillo-bordélique à ce point ? Non mais moi non plus hein, c'était juste pour la blague. Fais moi penser à ne plus t'adresser la parole.
Donc, cuisine, disais-je.
En dehors de ça, évidemment, la MAF s'occupe amoureusement de ses enfants. Enfin, ses nains. Ses chiards quoi. Oué bon, on passe un peu par tous les stades, parce que forcément de 9h à 19h (parfois plus, parfois moins), ça fait un peu lourd. Toi tu bosses avec un patron con comme la lune ? Ben moi j'ai des nains zuper casse-burnes.
Bref. C'est pas forcément passionnant, de s'occuper des gnomes toute la journée. Mais y'a des moments agréables. Globalement, ça a un côté assez fantastique parce qu'on ne rate rien. Les 1ers pas, j'étais là. Les 1ers mots, j'étais là, la chute dans les escaliers, j'étais là, le caca dans le bain... ben j'étais là aussi. Quand on fait le choix de rester à la maison, c'est surtout pour ça. Quoiqu'on est d'accord, on se passerait volontiers du caca.
On ne veut rien rater. C'est même pas dans la tête que ça se passe, c'est bien au-delà. Enfin, en deçà. C'est viscéral.
T'en as qui vont retourner bosser aussitôt le congé mater terminé. Le coeur léger, limite soulagées parce que la vie à la maison c'est pas du tout leur truc. Elles vont peut-être rater les 1ers pas, ou les 1ers bisous, mais à côté, elles ont une activité qui compense largement, elles ont trouvé leur équilibre. Je les comprends. Elles ont trouvé un taf qui leur plaît, et rester à la maison à changer des couches, regarder des dessins animés, faire des cupcakes et lire des histoires, c'est pas leur kiff. Chacune son truc, en fait. Ouais, et si on en restait là, ce serait bien. Mais non, des fois t'as la femme parfaite qui cumule enfants merveilleux (souvent le faux-nain décrit chez Marie, ici), job de rêve, salaire de dingue, vie familiale quasi réduite à néant (ça c'est juste pour être méchante, j'avoue), qui vient t'emmerder la vie et te demander si t'en as pas marre de dépendre financièrement de ton mec. Humilation bis. "Hého ça va hein, je touche la CAF quand même !" Ouais, je sais. Mais kestuveuxrépondreàça ?

Bon après y'a plusieurs catégories de MAF. T'as celles qui s'éclatent à la maison (j'en connais pas, hein, mais mon vivier de copines MAF n'est peut-être pas très représentatif ?), qui ont toujours un truc à faire, une copine à voir, une activité péri-maison...
Et puis t'as celles qui s'emmerdent. Et là, j'en connais quelques-unes. Coucou les copines, souriez, on parle de vous !
Eh oui, parfois on reste au foyer, mais on n'en raffole pas tant que ça. Ca manque de vie, tout ça. Ca manque de sorties, ça manque de café/copines, de shopping, de voyages, de resto... 
Les copines ? Perso, j'en ai plein. Juste, pour la plupart, elles sont pas là. Elles sont aux 4 coins de la France. Du monde, même. Ca complique les sorties, et les cafés-papotages impromptus le vendredi après-midi, tu en conviendras. Et comme je suis un animal un peu sauvage, je ne tisse pas de liens à la sortie de l'école ou à la boulangerie. J'aimerais bien, c'est pas le problème, mais je sais pas faire.  Pour le reste, les resto, les voyages, les sorties sympa, c'est juste une question de pognon. Ben oui, mais c'est de ma faute, j'ai qu'à aller bosser. J'suis con, aussi, moi. C'est pourtant fingers in the nose !
Pourquoi on reste à la maison, alors ? Y'a des raisons valables, figure-toi...
1. Rappelle-toi ce qu'on a dit plus haut : viscéral. Parfois, malgré l'Enfer que ça peut devenir de MAFifier, c'est toujours moins violent que de devoir confier ses monstres à une parfaite inconnue. Oui, je suis un peu mère poule sur les bords, admettons.
2. On n'est pas des connes, non plus. Quand vraiment la situation devient pesante, y'a un moment où on se dit qu'on pourrait peut-être trouver une activité qui nous motive, nous donne envie de bouger, de changer, et de participer à l'arrondissement des fins de mois. Tant qu'à faire, autant profiter du temps qui nous est donné pour réfléchir à un éventuel futur professionnel... Quand tu dis ça, il arrive que l'anti-MAF essaye de te bousculer en te disant qu'en fait, le principal c'est que t'ailles bosser, que le job te plaise ou non, mais que ce sera toujours plus épanouissant que de rester à la maison, tout en te sortant des clichés monumentaux. "Et puis ton pauvre mec, sérieux, il en a pas marre de te voir là à rien faire ?" Ah ben oui, le Jules dans l'histoire, il a le beau rôle, il se crève le cul pour ramener de quoi engraisser ton gros derrière de paresseuse. Paresseuse, parfaitement. Parce que si tu vas pas bosser, c'est que t'es rien qu'une grosse feignasse. C'est réducteur, mais c'est le raccourci que prend l'esprit étriqué de l'anti-MAF de base. A aucun moment il ne se dit que peut-être, peut-être :
-C'est pas le moment. Ne serait-ce que financièrement. T'as fait tes calculs, tu sais qu'avec les frais de garde, ça passera pas. A moins de trouver un job zuper bien payé, mais avec tes qualifications, tu sais que c'est pas la peine d'y penser. C'est pas le moment tout court parce que t'as d'autres projets (qu'ils semblent valable à l'anti-MAF ou pas, c'est comme ça, et ça ne le regarde pas, mais il s'en tamponne un peu, il donnera son avis zuper intelligent quand même, puisqu'il est supérieur à toi, il a le droit)
-T'as la trouille. Tu te sens nulle, tu te sens pas capable, tu te sens tellement loin et déconnectée de tout ce monde-là, que rien que l'idée d'un entretien d'embauche te colle des sueurs froides. Quand t'y penses tu préfèrerais de loin te taper une course en patins à glace sur la banquise avec Léon et Célestin. Quoi, tu connais pas Léon et Célestin ? Bouh. File voir. Sont trop choupi, hein ?

Bref. J'ai du mal à comprendre. Oui, je suis mal dans ma vie. C'est un secret pour personne. J'ai une propension à l'ennui assez phénoménale (et ce depuis toute petite) et je suis difficile, dans la mesure où j'ai peu de passions. J'en développe une ici, lorsque me vient l'inspiration, j'écris. J'en développe une autre ailleurs, dont je ne parle pas pour le moment. Ca pourrait devenir une activité pro, un jour. Mais j'ai peur de me casser la gueule, donc on verra. J'essaye donc de trouver des occupations et j'essaye, grâce à une amie à qui je consacrerai quelques lignes un peu plus tard, de construire tout doucement un projet professionnel.

Enfin, je disais, je comprends pas. J'ai du mal à saisir pourquoi on diabolise ainsi la MAF. Pas seulement pour celles qui se plaignent de ce statut, d'ailleurs, mais toutes les mères au foyer en général, qu'elles se contentent parfaitement de leur vie ou non. Qu'on soit attaquées sur notre manque d'ambition, sur une pseudo ou véritable dépendance financière, sur la façon dont on décide de s'occuper de nos enfants. Ca me dépasse. Et le pire, c'est que même si je trouve ça intolérable, même si je sais que ça devrait me glisser dessus, ça me blesse profondément et à chaque nouvel assaut, j'ai du mal à me relever. C'est un choix de vie qu'on devrait assumer à 100%, mais à force de le voir sans cesse remis en question par les autres, on finit pourtant par en avoir honte, parfois... 

Voilà, maintenant tu sais ce que c'est qu'une MAF... Tu peux choisir ton camp librement... ! :-)) (Pitié, ne me dis pas de me sortir les doigts, je serais obligée d'aller faire des cupcakes aux éclats caramélisés pour me consoler... Et bon, d'une part, il est presque 3h du mat', et d'autre part, je n'ai plus d'éclats caramélisés !!!)

mere_au_foyer

Je dois faire un edit, là, parce que je voudrais pas que tu te fasses des films... Donc que ce soit bien clair : je SUIS une feignasse ! Non mais vraiment, hein ? Bon, ça va mieux, il fallait quand même que j'éclaircisse ce point essentiel...


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10 octobre 2010

Si toi aussi...

Si toi aussi t'es déjà passée par là, tu devrais rapidement cerner de quoi je parle...

Si toi aussi... :
1-t'as déjà eu tellement mal aux gougouttes que le moindre frottement de tissu t'arrachait un cri primaire d'un autre monde

2-t'as déjà eu l'impression d'être retombée en adolescence en te regardant dans le miroir, rapport que tu bourgeonnais comme un hortensia au printemps

3-t'as déjà eu l'occasion de détailler mille et une fois la cuvette de tes chiottes de très, très près, d'aller te brosser les dents et... MERDE !.. de retourner embrasser la dite cuvette

4-t'as déjà eu l'impression d'avoir la vessie d'une petite fille, alors que d'habitude, t'es tellement un chameau que tu te lances des petits défis perso et tu te retiens d'aller pisser pendant 8h d'affilée

5-t'as déjà ressenti cette irrépressible envie de dormir, là-tout-de-suite-maintenant et... -3h plus tard- Hein, quoi ? Non j'dormais pas, spas vrai !

6-t'as déjà fait les yeux de biche à ton cher et tendre, ton mâle si doux et si gentil, pour qu'il aille te chercher un cheeseburger et une petite frite à 16h, pour ensuite rejouer le n°3

7-t'as déjà pleuré devant Secret Story (si tu pleures devant Secret Story mais que t'es pas enceinte, consulte, c'est un conseil d'amie)

Bon... J'te fais pas un dessin ? Bibiche & Bobby ont remis ça, Bibiche and Bobby sont des fous, Bibiche & Bobby font un bébé. Un 3e bébé. Celui que quand tu le dis aux gens, ils te regardent comme s'ils avaient vu la Vierge (ou le Diable, au choix...) Celui qui provoque des regards incrédules (puis des messes basses), et des remarques admiratives (qui ressemblent plutôt à des mises en garde, mais bon, c'est déjà trop tard, en fait, les gens !) : "Bravo, quel courage !"

Du courage, hein ? C'est vrai, il en faut probablement un peu. Un grain de folie, aussi, admettons. On va en baver, c'est un fait. Mais quand je regarde mes Craquettes, si belles, si drôles, si tout ce que j'aime, je me fous du reste et je sais qu'on sera heureux, à 5 (puis à 6, puis à 7, puis... Non, j'déconne. Quoique.)

test





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09 octobre 2010

Hier soir, j'ai fait des muffins...

Bientôt, promis, j'te mets la recette...

Ca, c'est un article intéressant, pas vrai ?

Non en fait c'est qu'on s'est gentiment inquiété pour moi, donc je rassure : je vais bien, on va bien !!! Je suis juste un peu à la traîne.

A suivre, quand j'aurai retrouvé toutes mes facultés mentales : une recette de muffins au chocolat et un article sur ma mirifique wonderful life !

A très vite !!

C. la tête dans l'cul.

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21 juillet 2010

Je n'sais pas me coucher tôt...

So, here I am, à moitié à poil (bah, il fait chaud dis !), dans ma cuisine, la clope au bec (que veux-tu, personne n'est parfait...)
Le réveil demain matin promet d'être sanglant, lorsque Mamie viendra récupérer Craquette Number One pour l'emmener à la piscine. Le truc c'est que Mamie, elle arrive toujours comme un tourbillon. Elle fait sa tornade blanche et pouf, t'as à peine le temps de reprendre ton souffle qu'y a plus personne. Je vais peut-être programmer un réveil, histoire de pas commencer la journée sur une mauvaise note.

Des fois, j'aimerais bien que Mamie puisse embarquer aussi Craquette Number Two. Tu sais, histoire d'avoir une vraie journée cool. Sans cris, sans disputes, sans "Maaamaaaan, elle m'a morduuuue !" (Rappelle-toi, dans un précédent article je t'avais parlé de la tendance à la morsure de Mademoiselle V.)
Le problème, c'est que Mamie roule en voiture de Barbie. Point de place pour 2 Naines. Et puis aussi, Mamie a 2 chiens, qui lui prennent beaucoup de temps et d'énergie. 2 chiens + 2 gamines surexcitées, ça fait beaucoup.
Mais 2 gamines surexcitées non stop, ça fait beaucoup aussi. Dure la vie de faf, du lundi au vendredi, de 9h30 à 18h.

Parfois (ok, tout le temps), j'aimerais retrouver mes 20 ans. Cette joie de vivre quasi permanente, ce p'tit bonheur de se lever pour aller en cours... Enfin, retrouver les copines. Me crois pas assez dingue pour être contente d'aller user mes culottes sur les bancs de la fac, hein ! L'ambiance d'une classe survoltée, la pause clope (ou pétard, les jours fastes) entre 2 cours rébarbatifs... Le shopping et les resto entre copines, les petites vacances en amoureux. Il n'y a pas de mot assez fort pour dire à quel point ça me manque. Et puis mon corps de jeune fille (à 25 balais je suis pourtant encore une jeune fille, mais une fois passées par la case grossesse x2, mes hanches en ont pris un p'tit coup, vois-tu) et, et, et... la drague ! Je ne sais même plus c'que c'est. C'était si bon, cette vie d'insouciance !

Aujourd'hui, mes journées sont rythmées par les biberons, les couches, les siestes, les endormissements difficiles (j't'ai dit que Mademoiselle V. du haut de ses presque 20 mois, ne s'endormait que lovée contre moi ?), les inquiétudes : Mademoiselle A. entre à l'école, ça me chiffonne, Mademoiselle A. est tête en l'air et s'emmêle souvent les pieds, ce qui provoque moult chutes, parfois sanglantes. Du coup, moi, je panique. Y'a une flopée d'escaliers, à l'école. T'imagines la scène, ma gamine renversant la brochette de Nains devant elle en dégringolant les escaliers parce qu'elle regardait les mouches s'enfiler, plutôt que de regarder où elle mettait ses pieds... Bah, au moins la brochette amortira la chute. Think positive.

Attention, je ne regrette rien. Enfin, peut-être de ne pas avoir assez vécu avant de devenir celle que je suis aujourd'hui. Une maman à plein temps (un tantinet débordée et carrément feignasse, en témoigne l'état de mon appart'). J'adore mes Craquettes et pour rien au monde je ne reviendrais en arrière. J'ai juste un pincement au coeur, quand je pense à toutes ces choses que je ne peux plus faire et que je ne ferai probablement plus jamais.

Merde, devenir adulte ça craint.

Allez, j'te laisse, j'voudrais pas accueillir la Tornade Blanche de mauvais poil demain matin, ce serait dommage.

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19 juillet 2010

Moral dans les chaussettes

Tout le monde part en vacances. Mais pas moi. Moi, je reste ici, dans ce trou (oui, je sais, la mer Méd, les palmiers tout ça... tout ce qui ne me touche pas, quoi !), où je meurs de chaud, et où je meurs tout court. Pas grand monde à qui parler, des copines presque toutes trop éloignées (j'ai déjà mentionné que j'conduisais pas sur autoroute, voies rapides, petits chemins tortueux et petites-routes-à-double-sens-où-si-tu-croises-une-autre-voiture-t'es-pas-dans-la-merde ? Non ? Ben voilà, c'est chose faite. Du coup, même la copine la plus proche est encore trop loin).

Je vois tout le monde partir, parler de destinations plus sympa les unes que les autres : les Alpes, la Normandie, l'Autriche... Mais moi je reste. Et j'attends. J'attends que ça passe. Ma vie me passe à côté. A moins que ce ne soit l'inverse.
Comment ça la vie c'est pas les vacances loin d'ici ?


Ah, merde.

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27 juin 2010

Mon truc à moi

Y'a un truc dans la vie que j'affectionne tout particulièrement. Aujourd'hui j'ai envie d'en parler. Peut-être parce que dernièrement ça me manque et que c'est devenu trop rare. C'que j'aime, moi, dans la vie, c'est voyager. J'ai été élevée comme ça. J'ai grandi et je me suis construite à l'étranger, en baignant dans des cultures très différentes de la notre.

1984 : naissance de moi (comment ça c'est pas Français ??) à Lisbonne. Pas eu vraiment le temps d'en profiter, 17 mois plus tard on quittait le Portugal direction Grenoble. Perso, ça m'a pas perturbée, mais j'imagine que pour mes parents et ma soeur le changement a dû être un peu rude. Je garde de bons souvenirs de Grenoble, et pourtant, de ce que j'en entends, c'est glauquissime. Faudra que j'y retourne pour vérifier ça par moi-même.

3 ans plus tard, on quitte Grenoble pour... tadaaam : Ugine. Vous connaissez pas ? Bande d'ignares. Ugine c'est la capitale de l'acier. Enfin voyons !! Un petit bled savoyard d'environ 7000 habitants. So glam'. Là pour le coup, c'est glauque. Mais encore une fois, d'excellents
souvenirs d'enfance. Les balades en bords de Chaise avec Papa, la cueillette aux fraises des bois dont je sens encore le parfum, des heures passées sur les balançoires au parc, d'autres heures passées à emmerder ma frangine quand elle recevait ses copines, la tarte poires-chocolat de Maman à la sortie du cours de danse (j'aurais aimé vous transmettre cette recette, qui était une pure merveille, mais elle s'est malheureusement perdue...)

Nous voilà en 1993, nous partons pour La Haye. Outre la douleur de laisser ma frangine en France (non, nous ne l'avons pas abandonnée sur une aire d'autoroute, elle avait à l'époque 20 ans et avait commencé ses études), ce fut un grand bonheur pour moi. J'ai découvert un pays magnifique. Au-delà de son renommé Gouda et de ses superbes étendues de tulipes (et de 2 clichés, 2 !), j'ai adoré les promenades en famille à Scheveningen, le zout et le zoet popcorn, les kot (baraques à frites), l'architecture splendide, l'adorable petite ville de Delft, les restaurants sur la plage, les week-ends en Belgique... Certes, le climat n'y est pas très clément, mais j'étais ravie, moi, puisque comme révélé précédemment, la chaleur et moi ne sommes pas très copines.

Mais voilà, nouvelle mutation en 1996. Cette fois, ce sera Le Caire. On change de continent, on change de climat, aussi. Là, c'est pas pareil. Je mets du temps à m'y faire, la chaleur est accablante (50°C lorsque nous arrivons là-bas, ma mononucléose et moi), la mentalité est particulière... Et je suis dans la mauvaise période, en pleine adolescence (son âge bête, son acné, sa rebellitude, toussa toussa). On m'a arrachée à un pays que j'adorais, à mes amis. L'adaptation se fera, mais moins facilement. Mais enfin, même si je maugréais dans ma moustache à chaque nouvelle visite ou balade, je reconnais aujourd'hui que l'Egypte est un très beau pays, truffé de merveilles, où il fait bon vivre et se laisser vivre. Ah, la pyramide de Saqqarah, le temple d'Abou Simbel, les dauphins dans la Mer Rouge, les balades à cheval aux pieds des pyramides, avec des guides aux mains baladeuses...

2000 : rien ne va plus, on quitte Le Caire (et mon amoureux-que-j'aimais-mais-qui-ne-m'aimait-pas, Julien, si tu passes par là !) pour Compiègne. Ca se passe de tout commentaire. Non, vraiment.

J'ai également eu l'occasion de voir l'Espagne, la Rép Dom et la Jordanie qui m'ont laissée de marbre. Peut-être étais-je trop jeune, peut-être n'y suis-je pas sensible... Peut-être aussi, dans le cas de la Jordanie, que de parcourir le désert et les ruines de Petra avec un os pété dans le pied n'a pas aidé !

Et puis, le rêve, en 2004, avec frangine chérie. New York. C'était pas le rêve d'une vie, mais presque ! C'est immense, c'est beau,
et le shopping... Ah, le shopping !!!

Le rêve d'une vie, je comptais vous en parler, là, et puis je me suis laissée un peu emporter. Ca fera l'objet d'un prochain article. Parce que c'est la ville que j'aime le plus au monde, parce que j'en ai rêvé 15 ans avant d'avoir enfin le bonheur d'y mettre les pieds, parce qu'aujourd'hui elle me manque et que je ne sais pas quand je pourrai y retourner et que soyons honnêtes, ça me brise le coeur.

Bientôt, promis. En attendant, je vous laisse vous creuser les méninges pour deviner quelle est cette ville si chère à mon coeur. Les copines, vos gueules, chuuut ! Z'avez pas le droit de jouer !!

avion
Scusez, j'édite, on me souffle que j'ai omis de citer Dave en parlant des Pays-Bas. L'oubli est réparé, Bobby, content, ça va mieux ?

Posté par Les 3 C à 17:43 - Voyages voyages - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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